Qu'est-ce qu'un praticien collaboratif ?
Un praticien du droit collaboratif est un avocat, un notaire, un expert-comptable, un médiateur, un psychothérapeute, qui a reçu la formation en droit collaboratif sous l’égide de l’Institut de Droit de la Famille et du Patrimoine (IDFP), ou une formation étant reconnue comme équivalente conformément aux standards de l’Association Internationale des Praticiens Collaboratifs (IACP).
Les avocats, notaires etc… n’ayant pas été formés ainsi qu’il est indiqué ci-dessus ne sont pas reconnus, en France, comme praticiens collaboratifs.
Les professionnels qui choisissent d’augmenter leur pratique de l’outil du droit collaboratif ont la volonté commune :
- D'établir des accords dans le climat le plus serein, et le plus apaisant possible.
- De permettre une communication constructive entre les parties et les professionnels qui les entourent.
- De proposer, enfin, à l’homologation un accord accepté et pérenne.
Les praticiens collaboratifs s’engagent à:
- Conseiller leurs clients en droit et les guider dans un processus efficace de résolution des conflits, utilisant les techniques de la négociation raisonnée et de l'écoute active.
- Créer un environnement favorable à la négociation entre les parties.
- Aider à déterminer les faits, identifier les problèmes et défendre les intérêts des parties.
- Adopter un comportement exemplaire pour les clients, notamment dans leur capacité d’écoute et dans leur ouverture d’esprit à l’égard de ce qui est important pour chacune des parties.
- Aider les clients à communiquer de façon efficace.
- Offrir leur coopération dans l’échange et la communication de toute information importante.
- Dresser une liste de tous les choix possibles.
- Représenter les intérêts et les choix de son client tout en prenant en compte les intérêts et les choix de l’autre partie.
- Aider les parties dans l’analyse des conséquences des choix possibles en cas de valeurs opposées.
- Respecter les choix des parties, même s’ils diffèrent de ce que la loi a coutume d’offrir.
- Maintenir un climat stable et raisonnable lors de situations émotionnellement chargées.
- Quand cela est nécessaire, demander l’intervention d’un tiers sachant (expert-comptable, notaire, psychologue, pédiatre, médiateur…).
- Préserver son engagement à un règlement hors contentieux judiciaire et s’abstenir d’utiliser des techniques de confrontation ou des menaces.
- Respecter les règles de déontologue de l’Ordre des Avocats et l'éthique liée au droit collaboratif.